A l’affiche
Le 4 novembre 2026
L’affaire Marie-Claire
France
Réalisé par Lauriane Escaffre et Yvo Muller
Avec Charlotte Gainsbourg, Cécile de France, Grégory Gadebois
Durée : 1h42
© Gaumont – Tous droits réservés
Faisant écho aux progrès politiques et sociétaux mis en lumière par la lutte du droit des femmes, le Cinéma français a fait du combat féministe et de ses différents témoignages une véritable source d’inspiration. Sous forme de biopic comme ce fut le cas pour Simone, le voyage du siècle d’Olivier Dahan (2021), de témoignage littéraire à l’instar de l’adaptation cinématographique de L’événement, le roman autobiographique d’Annie Ernaux porté à l’écran par Audrey Diwan (2021) ou de fiction historisante à l’image d’Annie Colère de Blandine Lenoir (2022) évoquant l’engagement d’une ouvrière dans le combat du MLAC (Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception) au début des années 1970, le thème de l’interruption volontaire de grossesse occupe une place importante dans les scénarios contemporains. Le procès de Bobigny, dans lequel s’illustra Gisèle Halimi et qui constitue un jalon sur la route qui devait mener au vote de la loi Veil du 17 janvier 1975, constitue un épisode incontournable de cette Histoire des femmes sur grand écran. S’appuyant sur la retranscription sténographique des minutes du procès publiées clandestinement à l’époque, Lauriane Escaffre et Yvonnick Muller rendent hommage à cette figure emblématique du mouvement, personnalité judiciaire devenue icône populaire et phare des contestations en faveur du droit des femmes à disposer d’elles-mêmes. Si Gisèle Halimi apparaîssait dans son propre rôle dans L’une chante, l’autre pas, fable engagée réalisée par Agnès Varda en 1976, elle fut également incarnée par de nombreuses actrices au Cinéma et surtout à la Télévision dans des fictions historiques traitant des luttes des femmes : Anouk Grinberg dans Le Procès de Bobigny de François Luciani (2006), première version télévisuelle du célèbre procès remporté par la juriste, Marina Hands dans Pour Djamila de Caroline Huppert, téléfilm sur l’engagement de la juriste pour l’indépendance algérienne (2012), Clotilde Courau dans Le Viol, téléfilm belge réalisé par Alain Tasma (2017) ou encore Sophia Aram dans la comédie Flashback de Caroline Vigneaux (2021).
