A l’affiche
Le 3 juin 2026
La bataille De Gaulle – L’âge de fer
Belgique/France
Réalisé par Antonin Baudry
Avec Simon Abkarian, Simon Russell Beale, Florian Lesieur
Durée : 2h40
© Pathé Films – Tous droits réservés
Alors que la fiction cinématographique se fait l’écho des menaces totalitaires et du spectre d’un retour de la guerre en Europe, le 7ème Art semble se plonger dans la Seconde guerre mondiale jusque dans ses festivals les plus prestigieux (on songe au succès des Rayons et les ombres de Xavier Giannoli ou à Moulin de Lazslo Nemes et Notre salut d‘Emmanuel Marre présentés à Cannes en attendant la sortie de Pressure d’Anthony Maras). Longtemps tenu à l’écart du grand écran et écrasé par le poids de sa légende, le Général de Gaulle connaît depuis une dizaine d’années un indeniable regain d’intérêt de la part des cinéastes. En 2020, Gabriel Lebomin mettait en scène l’homme de Londres sous les traits de Lambert Wilson dans De gaulle tandis que le petit écran offrait la même année au chef de la résistance française une mini-série en 6 épisodes : De Gaulle, l’éclat et le secret de François Velle. Derrière l’icône politique, Antonin Baudry choisit de déboulonner la statue du commandeur afin de retrouver toute la complexité de l’homme De Gaulle. Mais ce que montre surtout le réalisateur du Chant du loup dans cet ambitieux biopic, c’est que derrière la figure de sauveur du général, c’est tout un peuple résistant et guerrier qui s’est redressé pour regagner son honneur bafoué par le régime de Vichy. Il met en scène la stratégie, les réseaux, tout un système qui, à travers la Résistance (en France occupée) et les Forces françaises libres (en Angleterre et dans les colonies) vont préparer et accompagner la victoire des Alliés. Célébration politique et historique, cette première partie est également un hommage à l’âge d’or du Film de guerre et aux super-production internationales des années 60 et 70 qui, du Jour le plus de long de Ken Annakin, Andrew Marton et Bernhard Wicki (1962) à Paris brûle-t-il ? de René Clément (1966) et de La bataille d’Angleterre de Guy Hamilton (1969) ou Un pont trop loin de Richard Attenborough (1977) ont sû reconstituer les grands épisodes de la Seconde guerre mondiale dans un style épique et avec de prestigieux casting réunissant souvent les plus grands acteurs et actrices de leur époque.
