A l’affiche
Le 14 janvier 2026
Palestine 36
Arabie Saoudite, France, Grande-Bretagne, Jordanie, Palestine, Qatar,
Réalisé par Annemarie Jacir
Avec Jeremy Irons, Hiam Abbass, Kamel El Basha
Durée : 1h59
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L’Histoire du conflit israélo-palestinien a souvent été traitée au Cinéma du point de vue occidental avec une attention toute particulière accordée aux survivants de la Shoah débarqués de bateaux de fortune et devenus les pionniers d’un terre sauvage à conquérir face à des autochtones violents et intolérants protégés par leurs alliés Anglais comme en témoignent des films comme Exodus d’Otto Preminger (1960), L’ombre d’un géant de Malville Shavelson (1966) ou plus récemment l’excellent Eden d’Amos Gitaï (2001). L’avénement d’une voix alternative, présentant , est plus contemporaine et liée à l’arrivée derrière les caméras d’une génération de cinéastes arabes ou palestiniens soucieux de mettre en scène la « Nakba » (mot arabe arabe signifiant « catastrophe » ou « désastre » et désignant généralement la défaite des pays arabes lors de la première guerre israélo-arabe et l’exode palestinien de 1948) afin de faire connaître ces tragiques événements à un public plus international. On peut citer des films comme La porte du soleil d’Elias Khoury (2004) ou Fahra de Darin J. Sallam (2021) et l’héritage de ces tragiques événements hantent des récits autobiographiques comme Le temps qu’il reste d’Elia Suleiman (2009) ou Bye Bye Tibériade de Lina Soualem (2024). Dans Palestine 36, Annemarie Jacir remonte le temps, plus d’une décennie avant la création de l’Etat d’Israël, pour raconter l’épisode épique bien que méconnu de la grande révolte arabe contre le mandat britannique qui dura jusqu’en 1939 et marqua le point de départ de la lutte nationale pour l’indépendance. Au-delà du témoignage historique, le film est l’occasion d’interroger certains préjugés hérités de l’imaginaire colonial et d’une vision sans doute un peu trop unilatérale des forces en présence et de leurs héritages.
