A l’affiche
Le 28 janvier 2026
Nuremberg
Etats-Unis/Hongrie
Réalisé par James Vanderbilt
Avec Russell Crowe, Rami Malek, Richard E. Grant
Daprès « Le Nazi et le Psychiatre » de Jack El-Hai
Durée : 2h28
1945. Il est temps d’instruire le procès du régime nazi à Nuremberg. Le psychiatre américain Douglas Kelley doit évaluer la santé mentale des dignitaires du IIIᵉ Reich. Face au manipulateur Hermann Göring, il se retrouve pris dans un rapport de force. S’ouvre alors un duel avec le mal absolu.
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Le procès des dignitaires nazis qui se tint à Nuremberg du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946 fut sans doute l’un des évènements les plus médiatisés de la fin de la Seconde guerre mondiale. S’appuyant sur des films tournés par les armées alliées au moment de la libération des camps de la Mort et destinés à mettre en évidence les forfaits des criminels de guerre du IIIème Reich, cet acte de justice à l’ampleur inédite fut scruté par les journalistes du monde entier et enregistré par les caméras pour la postérité. Il n’est donc pas surprenant que le procès soit à son tour devenu un objet de Cinéma comme en témoignent des reconstitutions comme Jugement à Nuremberg de Stanley Kramer (1961) restituant le point de vue américain ou Nuremberg de Nikolaï Lebedev (2003) présentant l’événement dans une perspective soviétique. Réalisé à l’occasion de la célébration des 80 ans du procès, le film de James Vanderbilt reconstitue avec respect et spectacularité cette année de témoignages et de poursuites pénales qui confrontèrent les collaborateurs zélés d’Hitler aux conséquences de leur psychologie dérangée. En adaptant le roman de Jack El-Hai « Le Nazi et le psychiatre », le cinéaste recentre son récit sur la personnalité et les derniers jours d’Hermann Goering, charismatique et manipulateur bras droit du Führer, en cherchant à analyser les processus de déshumanisation qui ont conduit à l’horreur de l’Holocauste et des autres crimes contre l’Humanité. Si Douglas Kelley, le psychiatre incarné par Rami Malek, apparaît pour la première fois à l’écran, Goering, lui, est un familier des films de guerre. Roger Corman relate l’histoire de ses exploits d’aviateur durant la Première guerre mondiale dans Le Baron Rouge (1971) avec Barry Primus dans le rôle de l’as allemand tandis qu’on le retrouve plus tard en uniforme nazi dans La Fin d’Hitler de Georg Wilhelm Pabst (1955) incarné par Hermann Erhardt, dans La bataille d’Angleterre de Guy Hamilton (1969) joué par Hein Riess ou encore La chute d’Oliver Hirchbiegel (2004) sous les traits de Mathias Gnädinger.
