In memoriam
Robert DUVALL
(1931-2026)
FILMOGRAPHIE “HISTORIQUE” :
1962 : Du silence et des ombres de Robert Mulligan
1963 : Le Combat du Capitaine Newman de David Miller
1969 : Cent Dollars pour un shérif d’Henry Hathaway
1970 : MASH de Robert Altman
1971 : L’Homme de la loi de Michael Winner
1972 : Le Parrain de Francis Ford Coppola
1972 : La Légende de Jesse James de Philip Kaufman
1972 : Joe Kidd de John Sturges
1974 : Le Parrain, 2e partie de Francis Ford Coppola
1976 : Sherlock Holmes attaque l’Orient Express de Herbert Ross
1976 : L’aigle s’est envolé de John Sturges
1979 : Apocalypse Now de Francis Ford Coppola
1979 : The Great Santini de Lewis John Carlino
1985 : Le Bateau phare de Jerzy Skolimowski
1986 : Belisaire, le Cajun de Glen Pitre
1990 : État de force de Bruno Barreto
1993 : Geronimo de Walter Hill
1995 : Les Amants du nouveau monde de Roland Joffé
2003 : Gods and Generals de Ronald F. Maxwell
2003 : Open Range de Kevin Costner
2007 : La nuit nous appartient de James Gray
2012 : Jayne Mansfield’s Car de Billy Bob Thornton
2016 : Les Insoumis de James Franco
2020 : 12 Mighty Orphans de Ty Roberts
2022 : The Pale Blue Eye de Scott Cooper
Certes moins icônique que des acteurs légendaires comme Marlon Brando, Al Pacino ou James Caan, Robert Duvall n’en fut pas moins l’un des comédiens majeurs du Nouvel Hollywood. En plus de quarante ans d’une carrière cinématographique exceptionnelle et une filmographie comptant bon nombre de films devenus depuis des classiques, ce passionné de Théâtre devenu la coqueluche des studios tourna sous la direction des plus grands cinéastes, de Robert Altman à George Lucas, de John Sturges à Sam Peckimpah et de Volker Schlöndorff à Tony Scott. Mais c’est son amitié avec Francis Ford Coppola qui lui ouvrira les portes des productions les plus amibitieuses de la décennie 70 avec des chef d’oeuvres comme Les gens de la pluie en 1969, Conversation secrète en 1974, et bien sûr les deux premiers épisodes de la saga du Parrain (en 1972 et 1974) et Apocalypse Now en 1979. Son physique minéral autant que son jeu oscillant entre dureté et fragilité lui vaudront par ailleurs des rôles inoubliables à l’instar de La Poursuite impitoyable d’Arthur Penn en 1966, de THX 1138 de George Lucas en 1971, de Network : Main basse sur la télévision de Sidney Lumet en 1974, de Phénomène de Jon Turteltaub en 1996 ou encore Le Juge de David Dobkin en 2014.
On notera enfin deux singulières incursions dans des univers très éloignés du continent américain : son rôle du Dr Watson dans Sherlock Holmes attaque l’Orient Express de Herbert Ross (1976) et celui du colonel nazi chargé de préparer l’enlèvement de Winston Churchill dans l’étonnant film de commando L’aigle s’est envolé de John Sturges (1976). Preuve s’il en était, de la large palette de son talent !
