A l’affiche
Le 28 octobre 2026
Moulin
France
Réalisé par László Nemes
Avec Gilles Lellouche, Lars Eidinger, Louise Bourgoin
Durée : 2h14
© Studio TF1 – Tous droits réservés
Compagnon de la Libération dès 1942 et créateur du Conseil national de la Résistance envoyé à Lyon par le général de Gaulle pour réunir les principaux mouvements de la Résistance française en 1943, Jean Moulin occupe une place particulière dans la Mémoire française. Sa fin tragique, depuis son arrestation par la Gestapo dans la banlieue de Lyon, sa confrontation avec le tristement célèbre chef de la police de sûreté allemande Klaus Barbie, son calvaire dans la prison de Montluc et son décès sur le chemin de la déportation ont fait de lui le symbole de la Résistance française. C’est cette dimension martyrologique du personnage sur lequel se penche László Nemes pour son quatrième film historique après Le fils de Saül en 2015 (sur les Sonderkommandos d’Auschwitz), Sunset en 2018 (sur le Budapest de la Belle époque) et Orphelin en 2025 (sur l’errance identitaire d’un orphelin juif au sortir de l’insurrection de Budapest de 1956). Déjà initialement pressenti pour le rôle de Jean Moulin par Antonin Baudry pour sa Bataille de Gaulle, Gilles Lelouch n’est cependant pas le premier à incarner à l’écran le résistant lyonnais. Si le cinéma a déjà mis en scène le chef de l’Armée des ombres sous les traits du metteur en scène et comédien Patrice Chéreau dans Lucie Aubrac de Claude Berri en 1997 ou de Félix Kysyl dans le dyptique de La bataille de Gaulle d’Antonin Baudry en 2026, c’est surtout à la Télévision que cette figure incontournable de la Seconde guerre mondiale que fut célébrée. Parmi les comédiens à avoir personnifié Moulin sur le petit écran, on peut citer Charles Berling dans Jean Moulin, le téléfilm réalisé par Yves Boisset en 2002, Francis Huster dans Jean Moulin : une affaire française de Pierre Aknine en 2003 ou encore Eric Caravaca dans la mini-série Alias Caracalla, au cœur de la résistance d’Alain Tasma en 2013.
