A l’affiche
Le 1er juillet 2026
On l’appelait Robin des Bois
(The Death Of Robin Hood)
Etats-Unis
Réalisé par Michael Sarnoski
Avec Hugh Jackman, Jodie Comer, Bill Skarsgård
Durée : 2h02
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Figure majeure et incontournable de l’imaginaire médiéval occidental, Robin des Bois a fini par devenir à son tour un personnage essentiel du 7ème Art, depuis les premiers temps du muet (sous les traits de Douglas Fairbanks) jusqu’aux adaptations plus récentes comme celle de Kevin Reynolds ou Ridley Scott sans oublier les nombreuses versions animées. En s’attaquant à son tour au mythe, Michael Sarnoski choisit de s’intéresser à un Robin des bois plus crépusculaire, traversé de zones d’ombres et rongé par sa mauvaise conscience. Entre film d’action brutal et réflexion sur la postérité des légendes, On l’appelait Robin des bois emprunte un chemin plus mystique et critique de l’idéal de la Chevalerie. En s’éloignant au maximum de l’univers hollywoodien du classique de Michael Curtiz qui immortalisait Errol Flynn en Technicolor en 1938, le réalisateur de Sans un bruit cherche ainsi à renouveler un genre que beaucoup considèrent comme démodé en y injectant une esthétique et des préoccupations plus contemporaines. Ce faisant, il s’inscrit dans une tradition narrative privilégiant les dernières années de vie du héros de Sherwood, transformant cet archétype littéraire parfois un peu lisse et propice aux clichés de toutes sortes en un écho lointain de la violence du système féodal et des traumatismes que cette organisation sociale infligeait aux individus. On se souvient d’ailleurs d’un autre classique du genre, un peu plus romantique : La rose et la flèche de Richard Lester, sorti en 1976 et qui mettait en scène le vieux Robin, incarné par Sean Connery, exposant ses dernières volontés à la suite d’une dernière aventure aux côtes de l’amour de sa vie, dame Marianne (délicieusement interprétée par Audrey Hepburn).
