A l’affiche
Le 24 juin 2026
Les caprices de l’Enfant roi
France
Réalisé par Michel Leclerc
Avec Artus, Julia Piaton, Nemo Schiffman, Franck Dubosc
Durée : 1h54
© Le Pacte – Tous droits réservés
Pour sa première incursion dans le Film historique, le réalisateur Michel Leclerc signe un désopilant hommage au Cinéma de « Cap et d’épée » français des années 50 et 60. Piochant dans le répertoire et les références aux grands personnages de l’Ancien régime, en particulier du début du règne de Louis XIV, ce maître de la comédie hexagonale joue la carte de l’originalité en imaginant l’improbable rencontre de Cyrano de Bergerac, le célèbre aristocrate au grand nez remis au goût du jour par Edmond Rostand, avec d’Artagnan, Molière et bien d’autres illustres noms de la Cour de France à la manière des fameux cross-overs hollywoodiens mélangeant allègrement les grandes têtes d’affiche et les super-héros. Jouant sur les clichés associés à ces incontournables figures du Patrimoine français, le réalisateur du Nom des gens et de La lutte des classes s’amuse à mettre en scène l’éducation imaginaire et cocasse du jeune souverain croqué ici comme un diablotin difficilement gérable par la poignée de fidèles chargés de le protéger de la vindicte des grands nobles du royaume bien décidés à renverser le pouvoir royal et sa régence incarnée par le Cardinal de Mazarin. Et pourtant, ce n’est pas la première fois que ce type de rencontres improbables ont lieu sur grand écran. On se souvient de « Zorro et les 3 mousquetaires » de Luigi Capuano (1963) et de l’étonnant « Cyrano et d’Artagnan » du légendaire Abel Gance (1964) avec José Ferrer et Jean-Pierre Cassel dans les rôles respectifs. On songe également aux nombreuses adaptations du mythe de l’homme au masque de fer dans lequel d’Artagnan est chargé d’escorter et d’éduquer le jeune roi, son frère ou vice-versa. Quant à la Fronde, en toile de fond du scénario, et aux traumatismes subis par ce jeune garçon qui deviendra plus tard le Roi soleil, on ne serait que trop recommander de revoir l’inoubliable Louis, enfant roi de Roger Planchon (1993).
