A l’affiche
Le 11 mars 2026
Ce qu’il reste de nous
(Allly baqi mink)
Allemagne/Chypre/Emirats Arabes Unis/Etats-Unis/Jordanie/Palestine
Réalisé par Cherien Dabis
Avec Saleh Bakri, Cherien Dabis, Adam Bakri
Durée : 2h25
© Nour Films – Tous droits réservés
Avec Amerrika (2009) et May in the summer (2013), Cherien Dabis s’est faite la voix des émigrés moyen-orientaux vivant aux Etats-Unis. La scénariste, réalisatrice, productrice et actrice américaine d’origine palestinienne brosse ainsi de film en film le portrait attachant d’une communauté arrivée récemment sur le territoire américain et confrontée aux préjugés hérités des traumatismes des différentes guerres du Golfe et du terrorisme post 11 septembre. Avec Ce qu’il nous reste de nous, elle se penche sur son histoire familiale et les raisons qui ont pousser ses parents à l’exil, de l’expropriation des terres par l’armée israélienne durant la Nakba (la « catastrophe » qui suivit la création de l’État d’Israël) à la répression de la première Intifada. À travers ce scénario en trois époques qui entremêle l’intime et la grande Histoire, la réalisatrice explore les mécanismes transgenerationnels de la transmission de la Mémoire. Ce faisant, elle contribue à écrire sur grand écran le récit d’un peuple victime des aléas géopolitiques d’une région du monde particulièrement convoitée. Longtemps ignorée, l’Histoire de la Palestine et de ses habitants connaît en effet un regain d’intérêt auprès des cinéastes avec des films comme La porte du soleil de Yousry Nasrallah (2004), Bye Bye Tibériade de Lina Soualem (2024) ou plus récemment l’excellent Palestine 36 d’Annmarie Jacir (2026) sur la grande révolte de 1936 contre le mandat britannique et l’afflu grandissant des réfugiés juifs venus d’Europe. Ces films ont l’intérêt de témoigner du point de vue arabe sur les évènements et rétablissent un équilibre dans l’écriture d’une narration historico-cinématographique jusqu’ici majoritairement dominée par une vision israélienne et occidentale du Passé.
