A l’affiche
Le 25 février 2026
Le son des souvenirs
(The History Of Sound)
Etats-Unis
Réalisé par Oliver Hermanus
Avec Josh O’Connor, Paul Mescal, Chris Cooper
D’après la nouvelle de Ben Shattuck
Durée : 2h09
Lionel, jeune chanteur talentueux originaire du Kentucky, grandit au son des chansons que son père chantait sur le perron de leur maison. En 1917, il quitte la ferme familiale pour intégrer le Conservatoire de Boston, où il fait la rencontre de David, un étudiant en composition aussi brillant que séduisant, mais leur lien naissant est brutalement interrompu lorsque David est mobilisé à la fin de la guerre. En 1920, réunis le temps d’un hiver, Lionel et David sillonnent les forêts et les îles du Maine pour collecter et préserver les chants folkloriques menacés d’oubli. Cette parenthèse marquera à jamais Lionel. Au cours des décennies suivantes, Lionel connaît la reconnaissance, la réussite, et d’autres histoires d’amour au fil de ses voyages à travers l’Europe. Mais ses souvenirs avec David le hantent encore, jusqu’au jour où une trace de leur œuvre commune ressurgit et lui révèle combien cette relation a résonné plus fort que toutes les autres.
© Universal Pictures International France – Tous droits réservés
Après avoir mis en scène les grandes batailles épiques de la Première guerre mondiale, le Cinéma s’intéresse désormais aux phénomènes sociaux et anthropologiques hérités de ce moment de césure historique fondateur de l’Histoire du XXème siècle. Adaptation libre de la nouvelle de Ben Shattuck, Le son des souvenirs évoque le renouveau des études ethnographiques au début des années 20 en concentrant l’intrigue sur le quotidien de deux chercheurs partis enregistrer pour la postérité les traditions sonores et musicales de l’Amérique profonde. Mais si le film met en lumière cet aspect méconnu de l’évolution des sciences humaines, c’est avant tout la relation amoureuse entre les deux protagonistes qui guide le récit. À travers la romance qui lit les deux hommes, le réalisateur de Vivre interroge la place et la visibilité de l’homosexualité dans la société anglo-saxonne des « Années folles ». Cette approche intime et sociologique était déjà au coeur d’oeuvres récentes comme Mes années folles d’André Téchiné (2017) ou encore Les carnets de Siegfried de Terence Davis (2024) sur le militant pacifiste et poète britannique Siegfried Sassoon, contribuant à inscrire le Cinéma LGBT dans une perspective historique.
