In memoriam
Brigitte BARDOT
(1934-2025)
FILMOGRAPHIE “HISTORIQUE” :
1954 : Si Versailles m’était conté… de Sacha Guitry
1954 : Haine, Amour et Trahison de Mario Bonnard
1954 : Le Fils de Caroline chérie de Jean-Devaivre
1955 : Les Grandes Manœuvres de René Clair
1956 : Les Week-ends de Néron de Steno
1956 : Hélène de Troie de Robert Wise
1959 : Babette s’en va-t-en guerre de Christian-Jaque
1961 : Les Amours célèbres de Michel Boisrond
1965 : Viva Maria ! de Louis Malle
1968 : Histoires extraordinaires de Roger Vadim, Louis Malle et Federco Fellini
1968 : Shalako d’Edward Dmytryk
1971 : Boulevard du rhum de Robert Enrico
1971 : Les Pétroleuses de Christian-Jaque
1973 : L’Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-chemise de Nina Companeez
Icône cinématographique, égérie du Cinéma populaire autant que de la Nouvelle Vague et incarnation absolue d’un réveil érotique français, Brigitte Bardot a tourné sous la direction des plus grands cinéastes hexagonaux (Julien Duvivier, Roger Vadim, Louis Malle, Henri-Georges Clouzot, Claude Autant-Lara, Jean-Luc Godard…) et internationaux (Robert Wise, Edward Dmytryk, Anatole Litvak…) et donné la réplique aux plus prestigieuses stars du 7ème Art des Trente glorieuses (Jean Gabin, Alain Delon, Lino Ventura, Alberto Sordi, Seann Connery, Claudia Cardinale, Jean-Louis Trintignant, Marcello Mastroianni…). Avec Dieu créa la femme de Roger Vadim (1956) et Le Mépris de Jean-Luc Godard (1963), elle transforma à jamais l’image de la Femme au Cinéma et parvint à s’extirper de la sexualisation dans laquelle l’enfermaient les scénarii en posant les bases de ce qui deviendra le Féminisme des années 60.
Sa beauté intemporelle et quasi-mythologique inspira les producteurs rêvant de la voir à l’affiche de leurs grands productions historiques. La plastique de « B.B. » va ainsi traverser les périodes et les époques reconstituées sur grands écran et la comédienne va prêter ses traits à de nombreuses figures féminines du Passé. Alors que le Péplum connaît son âge d’or à Cinecittà, on la retrouve arborant de délicates tuniques, en servante de la reine de Sparte enelvée par Pâris dans Hélène de Troie de Robert Wise (1957) ou en maîtresse d’empereur romain fou se baignant dans du lait d’ânesse dans Les Week-ends de Néron de Steno (1956). Basculant dans le Moyen-Age cinématographique des réalisateurs, elle incarne Agnès Bernauer, princesse bavaroise du XVème siècle amoureuse du duc de Wittelsbach, dans le film à sketchs Les Amours célèbres, réalisé en 1961 par Michel Boisrond, avant d’interpréter une châtelaine amoureuse des animaux dans L’Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-chemise, fable érotico-féministe de Nina Companeez sortie en 1973 et qui fut sa dernière apparition sur grand écran. On la croise également à Versailles en ravissante courtisane dans le Si Versailles m’était conté… de Sacha Guitry en 1954 puis en séduisante aristocrate espagnole emportée par la tourmente napoléonienne dans Le fils de Caroline chérie de Jean Devaivre en 1955. C’est ensuite dans l’Ouest américain qu’elle va vivre ses aventures les plus folles avec son inoubliable duo avec Jeanne Moreau dans Viva Maria ! de Louis Malle (1965), incursion de deux parisiennes dans la Révolution mexicaine, son combat contre les Apaches rebelles aux côtés de Sean Connery dans Shalako d’Edward Dmytryk (1969) ou sa confrontation avec Claudia Cardinale pour s’octroyer les richesses pétrolifères de son ranch dans Les Pétroleuses de Christian-Jaque (1971). L’Histoire du XXème lui offre à son tour quelques beaux rôles à l’instar de celui de la vedette du Cinéma muet amoureuse d’un contrebandier en pleine Prohibition dans Boulevard du rhum de Robert Enrico (1971) ou de la jeune provinciale ingénue devenue résistante et parachutée par Londres pour combattre la Gestapo dans le cultissime et hilarant Babette s’en va-t-en guerre de Christian-Jaque en 1959.
